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PUILBOREAU fut érigée en commune le 12 Mai 1858 à partir de territoires pris sur les communes de DOMPIERRE et de LAGORD. Elle comptait alors 312 âmes. L'école en 1871, l'église en 1881-1885 permirent à la Commune d’acquérir son autonomie.

L’origine du nom de la Commune

C'est en 1199 qu'apparut la première mention de ce village sous le nom de "Podioliborelli" lors de la réception d'une délégation rochelaise par la Reine Aliénor d'Aquitaine.

Le nom du village se transformera avec le temps, passant de POLYBOREAU à PUY-LE-BOREAU, PILBOREAU et enfin PUILBOREAU.

Si la mention latine podioli (podiolum) signifie "la petite colline", la suite du toponyme reste obscure et évoque très probablement un nom de personne : BOREAU.

Au XVIe siècle, le territoire de la commune actuelle est partagée en nombreuses petites seigneuries telles que Puilboreau, Baillac, La Tourtillère, La Vallée.

Les traces d'un passé religieux s'inscrivent également dans la toponymie : l'Abbaye, Grammont.

L’activité viticole

Ce n'est que dans les registres paroissiaux et plus particulièrement ceux de Dompierre qu'on peut entrevoir l'existence d'humbles laboureurs à bras cultivant la vigne siècle après siècle.

Le domaine de la seigneurie de PUILBOREAU (ainsi que ses environs) était planté de vignes. Le vin de la banlieue de LA ROCHELLE se vendait en ville ou se transformait déjà sur place, en une eau-de-vie convenable pour le commerce. Il était déjà célèbre au temps de Philippe Auguste.

La terre de Puilboreau passa peu à peu sous le contrôle du négoce rochelais. Ainsi Lessenne, capitaine, armateur, prêteur, propriétaire de plantation de canne à sucre à Saint-Domingue achète et fait rebâtir le château de la Tourtillère à la fin du XVIIIe siècle. Mais la Commune sera durement touchée par la crise du phylloxéra en 1875.

La reconversion des agriculteurs

Après l’arrachage de la vigne rendue obligatoire par la crise du phylloxéra en 1875, les agriculteurs durent se reconvertir dans la culture du blé et le  développement de l’élevage.

Une variété de betteraves : « la betterave de Puilboreau » est créée par Monsieur BOUSCASSE, chef de la pratique de la ferme-école de Grammont. Elle se répandit par la suite dans toute la France.

Avec cette ferme-école, une autre réalisation extrêmement importante vit le jour : « Le syndicat pour la vente au détail du lait ».

Il est probable que cette organisation fut la première du genre en France. Créée au tout début du XXe siècle, elle est établie à Malmort. L’idée vient de Jean ROY qui assumera par la suite les fonctions de vice-président. 

Puilboreau au XXe siècle : « Entre Ville et Campagne »

La commune grandit, liée à La Rochelle, passant d'un caractère rural à une situation périurbaine : elle triple sa population en cinquante ans, passant de 510 habitants en 1921 à 1 484 en 1968 et à 5 924 de nos jours.

En 1971, elle accepte que s’implante sur son territoire le premier centre commercial du secteur de La Rochelle, qui deviendra, après des extensions successives, la zone commerciale de Beaulieu.

Puilboreau n'est plus un village mais a gardé une activité agricole, quelques commerces et artisans et des équipements qui lui permettent de conserver une identité propre, dans le cadre de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle.

L'écusson de Puilboreau, d'azur semé de lis d'or, est aux armes du Comte du DOIGNON, Seigneur du Petit-Cheusses.

Né en 1616, Louis FOUCAULT DE SAINT-GERMAIN, Comte du DOIGNON (du DAUGNON), était un personnage turbulent, original et très ambitieux.

Sa jeunesse passée auprès du Cardinal de RICHELIEU lui avait permis d'acquérir des qualités politiques incontestables qui lui servirent, jusqu'à sa mort en 1659, à étendre son pouvoir.

En octobre 1648, il fut nommé coadjuteur de la Reine-Mère, Anne d'Autriche, alors  gouvernante de l'Aunis, La Rochelle, Brouage, Marans.

C'est alors qu'il acquit la Seigneurie du "Petit-Cheusses" située dans le bourg de Puilboreau.

Il apporta à ce domaine quelques transformations et en étendit les limites par l'acquisition du terrain jouxtant cette propriété et servant autrefois de cimetière.

Grâce à l'estime que lui portaient les conseillers de la Reine-Mère, il obtint en avril 1650 le titre de "Gouverneur et Lieutenant Général du Pays d'Aunis".

Ce qui ne l'empêcha pas, quelques mois plus tard et par pur calcul, de soutenir le Prince de CONDE, farouche opposant au pouvoir Royal.

Il manoeuvra en effet de sorte que les deux protagonistes tentèrent de se ménager sa sympathie : la Reine redoutant l'alliance entre CONDE et du DOIGNON en raison des pouvoirs importants dont disposait ce dernier sur le peuple d'Aunis et plus particulièrement sur les Rochelais ; le Prince de CONDE, avait en effet compris qu'en s'attachant Louis FOUCAULT il pourrait investir La Rochelle et les îles adjacentes et s'assurer ainsi une position idéale en cas de conflit.

En habile politique, du DOIGNON négocia avec les deux partis et en 1653, il obtint le bâton de Maréchal qu'il convoitait particulièrement.

Blason puilboreau